Le mimosa, un arbre très répandu en Catalogne, fleurit au mois de janvier, illuminant et parfumant les jardins
dans cette saison où les couleurs sont encore rares.
On passe aux travaux pratiques avec ce portrait au pastel tendre d'un cheval rencontré au cours d'une promenade et qui est venu vers moi pour me présenter son beau profil que je n'ai
pu résister de dessiner.
Si vous utilisez du fixatif, soyez vigilants, il assombrit les couleurs et crée de très disgracieuses traces, comme on peut le voir malheureusement ici dans les parties claires.
Les pastels secs se présentent sous la forme de bâtonnets de craie, composés de pigments en poudre et d'argile (pour les pastels de qualité inférieure) ou de kaolin liés par de la
gomme. Il existe deux catégories, dure et tendre. C'est celle-ci qui offre le plus de possibilités. Les pastels tendres sont en effet plus poudreux. Friables, s'étalant très bien, ils ne se
mélangent pas aisément entre eux et nécessitent une surface accrocheuse.
Il existe à cet usage des papiers spéciaux, pour la plupart colorés, qui n'usent pas trop vite le pastel et retiennent la poudre colorée dans leurs alvéoles. On utilise en général la couleur du
papier comme fond pour mettre en valeur la vivacité des nuances que la lumière réfléchit directement. C'est donc une technique particulièrement lumineuse qui peut conserver aux oeuvres toute leur fraîcheur de coloris initiale à travers les siècles, à l'exemple des grands pastels du
Louvre.
L'ennemi du pastel est dans le mouvement et la poussière. Il est possible de les fixer avec un mélange de résine et d'alcool, vendu en bombe aérosol dans les magasins spécialisés en matériel
artistique. Certains fixatifs sont plus puissants que d'autres, tous altèrent les couleurs et les assombrissent, il est par conséquent toujours plus prudent de les essayer d'abord sur une autre
surface que le dessin terminé. Les vaporisations doivent être rapides, légères et à bonne distance pour éviter les taches. Ne pas respirer le fixatif et s'en servir dans une pièce bien aérée.
Si le pastel est bien conservé, c'est-à-dire à l'abri de l'air et laissé en place, on peut se passer de fixatif. Le fixatif peut être utilisé aussi
souvent qu'on le souhaite au cours de la réalisation, surtout quand on a trop superposé de couleur, le résultat étant alors d'un gris sale. On peut ainsi recommencer à zéro sans changer de feuille.
Cette technique de superpositions sur une couche préalablement fixée a été très utilisée par Degas, qui n'hésitait pas à mélanger le pastel à d'autres techniques, comme l'huile ou la détrempe. On
peut aujourd'hui pour imiter la détrempe ancienne mélanger l'acrylique avec du jaune d'oeuf.
Encadrer un dessin au pastel nécessite absolument un passe-partout afin que le verre n'attire pas à lui la poudre colorée.
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