Matériaux et techniques

Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /2009 14:20

 

Origine :
La peinture acrylique, ou « acrylique », ainsi nommée à cause des résines synthétiques du même nom, a été commercialisée dans les années 1950.

 


Utilisation :
L'acrylique se dilue à l'eau. Résine souple et ultra-solide, il est presque impossible de l'ôter d'un support poreux tel que la toile (attention aux vêtements !). Semi-liquide à la sortie du tube, elle donne un film très fin après séchage (de quelques secondes à quelques minutes selon l'épaisseur de la couche et l'absorption du support). Il existe quantité de médiums spéciaux, gels de structure, diluants, etc., qui permettent d'en varier considérablement l'aspect (épaisseur, brillance, aspects irisés, dorés, etc.). On ne peut compter sur le fondu ni la profondeur des couleurs à l'huile, mais rien n'égale sa fraîcheur, sa vivacité, et surtout, son incomparable facilité d'utilisation.

 

Exemple avec la peinture d'un portrait : après une rapide esquisse au crayon, on commence à peindre à grands coups de pinceaux, profitant de la consistance crémeuse de l'acrylique pour couvrir rapidement de larges surfaces. Les superpositions sont réalisées immédiatement. Autre grand avantage sur la peinture à l'huile : l'acrylique permet de retoucher indéfiniment, sans diluer la couche précédente et sans la crainte de craquelures ultérieures. Il n'y a aucun temps de séchage à respecter, pas de règle "gras sur maigre". On peut finir le portrait avec des glacis ou des empâtements, pour raviver ombres et lumières.

Par Stéphane Gauze - Publié dans : Matériaux et techniques
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 12:51

 

Origine :
Le fusain existe sous deux formes, naturel et synthétique (ou compressé). Le fusain naturel est l'outil de dessin le plus rudimentaire qui soit, c'est-à-dire une simple branche de saule calcinée, taillée ronde ou carrée. Le fusain synthétique n'est pas beaucoup plus sophistiqué, puisqu'il est essentiellement composé de poudre de fusain végétal amalgamée. On le trouve sous forme de bâtonnet rond comme les pastels ou en crayon.

Utilisation :

Le fusain s'utilise de manière très souple grâce à son fort pouvoir d'étalement et sa faible adhérence au papier. On peut l'effacer presque entièrement à n'importe quelle étape de la réalisation, soit avec un papier essuie-tout soit avec une gomme dite « mie de pain ». En effet, une gomme normale étalerait le fusain au lieu de le décoller. On commence par larges aplats à l'aide d'un fusain de graduation lègère (HB) avant de retravailler le dessin avec la gomme pour éclaircir certaines zones, créer des "blancs" et renforcer les ombres les plus denses avec des graduations plus foncées (B, 2B). Le fusain compressé, plus noir que le naturel, peut aussi servir à cet effet. Comme crayon, il permet en plus de dessiner des détails très fins.

 

Par Stéphane Gauze - Publié dans : Matériaux et techniques
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Mardi 28 avril 2009 2 28 /04 /2009 19:59

Origine :

Le minerai de graphite a été découvert
en Angleterre, dans la région de Cumberland, au XVIème siècle. Les bergers s'en servaient pour marquer leur bêtes. Plus tard, on l'utilisa pour l'écriture et le dessin. Friable, on l'enroba d'une gaine de bois, ce qui donna les premiers crayons. La mine de plomb actuelle n'a plus grand chose à voir avec celle d'autrefois, qui était constituée d'un mélange toxique de plomb et d'étain. C'est aujourd'hui un bâtonnet de graphite (la "mine" du crayon gris) qui est décliné en différentes graduations, de la plus dure 9H à la plus tendre 9B, comme les crayons. Il existe des batonnets de format rond, carré ou rectangulaire, parfois biseauté. Préférez ceux qui sont enveloppés de plastique, si vous ne souhaitez pas vous salir les mains.

Utilisation :
Dans ses graduations les plus tendres, l
a mine de plomb est un outil de dessin qui permet de couvrir rapidement de larges surfaces. C'est donc un complément très précieux du crayon. On peut même réaliser un dessin entier à la mine de plomb, en l'affutant avec un taille-crayon ou au cutter. De très beaux résultats peuvent être obtenus en combinaison avec l'encre de Chine, à la plume ou au lavis, et avec l'aquarelle (délicatement, car la mine de plomb est légèrement diluable à l'eau).

Par Stéphane Gauze - Publié dans : Matériaux et techniques
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Mardi 13 janvier 2009 2 13 /01 /2009 14:11

Tout le monde connait les gommes en caoutchouc ou en plastique. Mais pour le dessin, il existe une gomme spéciale appelée « mie de pain ». Elle se pétrit en effet comme de la mie de pain. Ses usages sont multiples.

On peut bien sûr effacer des traits au crayon graphite comme avec n'importe quelle gomme, mais en plus, modelée en pointe ou sous tout autre forme, elle devient un véritable outil de dessin, dont il est difficile de se passer quand on en a expérimenté les possibilités.

Pétrie pour servir d'estompe, l'artiste crée avec elle des fondus extrêmement délicats. Taillée, elle permet des retraits si fins que vous pourrez sans peine dessiner en négatif comme avec la pointe d'un crayon, par exemple les cordages d'un voilier, ou toute autre ligne extrêmement ténue.

Dans le cas où vous voudriez diminuer l'intensité d'une valeur trop foncée, une simple pression suffira à décoller une grande quantité de graphite afin de retravailler la zone éclaircie. Elle se révèle enfin indispensable pour éclaircir les blancs d'un dessin achevé, qui sont toujours salis par le passage de la main sur la feuille.

La gomme mie de pain existe en deux couleurs, blanche et bleue. Quand elle est trop sale, il suffit de la malaxer à nouveau pour retrouver une surface claire.

Par Stéphane Gauze - Publié dans : Matériaux et techniques
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Mardi 14 octobre 2008 2 14 /10 /2008 00:00

Une des plus grandes difficultés de l'aquarelle consiste à « réserver les blancs », c'est-à-dire à préparer et à planifier la réalisation de telle sorte qu'à la fin du travail, les parties les plus éclairées du tableau, représentées par le blanc, soient restées intactes. Par exemple, comment peindre les mâts d'un voilier se dressant dans un ciel d'un bleu éclatant que l'on devra peindre avec un large pinceau en deux ou trois applications de lavis ?

La solution est simple, car les fabricants ont pensé à nous. Il existe sur le marché un liquide spécial appelé « drawing-gum » en anglais ou « gomme à masquer » en français. Il s'applique avec un pinceau sur les parties à préserver de la couleur, et forme un mince film pelliculable que l'on enlève ensuite sans difficulté en frottant avec le bout du doigt, une fois l'aquarelle terminée
. Il faut impérativement savonner les poils de votre pinceau (synthétique de préférence) avant de le tremper dans ce liquide, car autrement, il s'enlèvera très difficilement, voire pourrait gâcher votre pinceau.

Vous pouvez ainsi non seulement « réserver vos blancs », mais toute partie de votre aquarelle que vous souhaitez.

Par Stéphane Gauze - Publié dans : Matériaux et techniques
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Lundi 23 juillet 2007 1 23 /07 /2007 10:38

1) Pour obtenir des lavis légers, transparents et qui donnent à l'aquarelle sa fraîcheur caractéristique, il faut garder le pinceau toujours bien chargé en eau et en couleur. Le trop plein d'eau dans le pinceau sera absorbé par un papier essuie-tout ou un chiffon.

2) Commencer de haut en bas en inclinant le bloc ou la planche. Le surplus d'eau qui se forme sera récupéré avec le pinceau essuyé mais pas sec.

3) Toujours peindre avec des coups de pinceau spontanés et sans craindre de se tromper. L'habileté viendra avec le temps.

4) Choisir de préférence un pinceau d'assez grande taille, mais qui forme une pointe très fine.

5) Le dessin préalable au crayon gris ne doit pas salir le papier.

6) On peut travailler sur un papier humidifié pour des effets de fondu, dans ce cas on tiendra compte de l'éclaircissement supplémentaire des couleurs après séchage, à cause d'une plus grande quantité d'eau dans le lavis.

7) A moins d'avoir une grande habitude, il vaut mieux essayer la tonalité des couleurs sur un papier à part, les tons sont en effet toujours plus clairs une fois les lavis secs.

8) Les palettes spéciales pour l'aquarelle sont divisées en compartiments pour les lavis, on prendra soin de toujours séparer les couleurs chaudes des couleurs froides, pour ne pas salir les lavis car ces couleurs ont tendance à devenir grises en mélange.

Par Stéphane - Publié dans : Matériaux et techniques
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Mercredi 11 juillet 2007 3 11 /07 /2007 12:16

LES PASTELS A L'HUILE

Le pastel à l'huile est composé d'un mélange de craie et de pigments agglutinés par de la cire et de l'huile. Les couleurs se mélangent moins facilement entre elles qu'avec le pastel sec, mais comme le liant est le même que celui de la peinture à l'huile, on peut les utiliser en combinaison avec cette technique, ou encore mieux, les dissoudre avec de l'essence de pétrole ou de térébenthine pour fondre les couleurs. On obtient ainsi des résultats très proches de la peinture à l'huile, ce qui peut représenter un bon compromis pour ceux qui hésiteraient à se lancer dans cette technique difficile.

Pour une meilleure conservation des oeuvres, il est nécessaire de fixer le travail réalisé au pastel à l'huile, qui ne sèche pas en l'absence de résine au contraire du médium à peindre, et a donc l'inconvénient d'être un véritable nid à poussière. De plus, la surface est particulièrement sensible aux éraflures.

Demain, je présenterai sur le blog une étude de nature morte réalisée avec cette technique et je vous expliquerai comment j'ai procédé avec cette technique inconnue pour moi jusque là. Je vous ferai part également de mes réflexions sur les méthodes que j'ai pu découvrir à l'occasion de ce travail, et que je compte employer dans d'autres oeuvres au pastel à l'huile, car cette technique se révèle riche en possibilités.


Par Stéphane - Publié dans : Matériaux et techniques
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Vendredi 6 juillet 2007 5 06 /07 /2007 12:17

COMMENT CHOISIR SON PAPIER A L'AQUARELLE

Le choix du papier est essentiel aussi bien pour l'aspect de votre aquarelle que pour sa durée future.

Avant tout, il faut toujours choisir un papier spécialement fabriqué pour l'aquarelle. La marque est une question d'habitude, ou de fidélité, mais toutes proposent d'excellentes solutions. Il doit être d'un beau blanc, suffisamment épais pour absorber les nombreux lavis que vous pourrez passer dessus, mais aussi traité aux fongicides pour éviter l'apparition de moisissures.
Le côté apprété est celui où est la marque du fabriquant est imprimée en relief.

Au dessous de 300 gr, il a tendance à gondoler un peu trop à mon goût. Il peut représenter une économie intéressante si on peint plutôt à sec et rapidement, mais pour des aquarelles plus "travaillées", humide sur humide, avec grattage et décollement de couleur, je conseille un papier beaucoup plus fort. Il existe aussi des cartons qui peuvent également servir pour l'acrylique, comme d'ailleurs tous les papiers pour l'aquarelle.

Le grain peut vous aider
à obtenir des effets particuliers. Il en existe beaucoup, le choix est très étendu, le prix aussi. Le "torchon" au grain rugueux est le plus recherché. Mais le papier ne fait pas tout, loin de là. Il faut apprendre à profiter des opportunités qu'il présente au cours du travail, à l'application du lavis. En règle générale, plus le grain est prononcé, plus l'habileté de l'artiste doit être grande pour l'exploiter.

Un bloc peut être une bonne idée pour commencer, car il est prêt à l'emploi, les feuilles se présentant collées sur les bords les unes aux autres, et il suffit pour travailler de poser sur ses genoux le carton rigide qui leur sert de support. C'est comme cela que travaillent beaucoup d'aquarellistes, surtout en plein air.

Une autre méthode consiste à acheter de grandes feuilles, plus économiques, à les découper au cutter, puis à coller les marges avec du scotch sur une planche de bois. Le papier ne gondolera pas plus qu'avec un bloc, mais la planche doit être posée sur une table ou bien elle doit être assez légère pour être facilement transportable. Vous pouvez faire aussi de grandes aquarelles, de la taille des feuilles les plus grandes, jusqu'à 1m x 1,50 m.

La technique traditionnellement enseignée de mouiller d'abord le papier puis de le laisser complètement sécher pour qu'il soit tendu comme une peau de tambour, me semble assez inutile. Cela a même pour inconvénient d'altérer le papier ; le premier lavis devrait plutôt être laissé à la couleur.



Par Stéphane - Publié dans : Matériaux et techniques
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Vendredi 29 juin 2007 5 29 /06 /2007 10:40

COMMENT CHOISIR SES COULEURS A L'AQUARELLE

Les couleurs à l'aquarelle sont un mélange de pigments liés par de la gomme arabique. Elles sont vendues en tubes et en godets. Les tubes ont parfois l'inconvénient de durcir s'ils sont conservés trop longtemps. On peut aussi remplir les godets avec la couleur des tubes une fois la pastille de couleur finie.

Parmi les pigments, il faut prendre en compte la stabilité à la lumière, sinon vos aquarelles pâliront d'autant plus vite que la couche de couleur, contrairement à l'huile, est extrêmement fine. Les couleurs de terre sont les plus solides, avec les cadmium (du jaune au rouge) et les cobalt (du bleu au vert plus le violet). Malheureusement ces couleurs sont coûteuses à fabriquer et le prix d'achat s'en ressent.

La texture de la couleur est également très importante suivant l'effet qu'on veut donner à l'aquarelle. Il y a des couleurs granuleuses comme les cobalt, d'autres qui donnent au contraire des lavis très lisses. Certaines imprègnent fortement le papier, ce qui rend plus difficiles des techniques traditionnelles comme le grattage du papier et le décollement de la couleur, voire le travail sur fond humide. Le violet de cobalt est très transparent, peu couvrant, avec beaucoup de liant qui laisse des traces à l'application. Une très belle couleur, très stable, très chère aussi, mais qui a toujours eu le défaut d'un faible pouvoir couvrant, accentué à l'aquarelle où on ne mélange pas les couleurs avec du blanc.


La luminosité de la Terre de Sienne brûlée est connue, grâce à sa transparence exceptionnelle dans les couleurs de terre. Les cadmium sont opaques bien que d'un fort pouvoir colorant. Enfin, quantité de nouvelles couleurs sont apparues, en particulier les Quinacridone et les Perylene, parfois je les trouve un peu trop vives, difficiles à harmoniser avec les terres, et de teintes moins raffinées. En général, on aura intérêt à atténuer, grâce au mélange avec une couleur similaire mais plus terne, l'éclat de ces couleurs qui peuvent se révéler utiles pour raviver l'ensemble.

Ces couleurs étant assez chères (4 euros minimum pour un godet), on peut faire une aquarelle très colorée avec un petit nombre de couleurs, la luminosité étant davantage le résultat d'un emploi savant des couleurs que de la multiplication de nuances vivaces. Pour débuter, une palette restreinte peut donc suffire, et ce même après des années de pratique.

Par Stéphane - Publié dans : Matériaux et techniques
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Lundi 25 juin 2007 1 25 /06 /2007 10:33

LE DESSIN A LA PLUME ET A L'ENCRE DE CHINE



Aux pays du soleil levant

En Chine, en Corée et au Japon, l'encre se présente traditionnellement en bâton que l'on frotte sur une pierre spéciale avec de l'eau.  En Occident, on l'utilise généralement sous forme liquide, d'un noir très dense (attention aux tâches !).



La plume

Il existe une grande diversité de plumes pour le dessin et la calligraphie. Une plume très fine, souple et nerveuse, qui permet néanmoins d'obtenir des traits épais, est idéale pour le dessin. On peut aussi utiliser pour des effets plus rugueux ("sauvages"), un roseau taillé ou calame.


Comment utiliser la plume ?

La méthode la plus courante est de dessiner avec des hachures parallèles que l'on superpose en les croisant selon différents angles. Mais il est à mon avis plus intéressant de suivre les volumes des formes avec des signes afin de rendre davantage la texture des objets, par exemple l'écorce d'un arbre ou les creux d'une pierre. Avec cette méthode, les possibilités sont infinies.


Clair-obscur

Comme on ne dispose que du noir et du blanc, l'attention apportée aux contrastes est primordiale. En particulier les blancs, seule source lumineuse, sont très précieux, et il faut bien réfléchir avant de commencer lesquels on conservera et ceux que l'on recouvrira. Les signes ou les hachures plus ou moins serrés laissent passer dans les intervalles la lumière du papier blanc, aussi il est très important de les varier dans les ombres elles-mêmes. On se rappellera que les maîtres du clair-obscur comme Léonard de Vinci ou Rembrandt  utilisaient l'ombre non seulement pour son pouvoir suggestif et mystérieux, mais surtout pour attirer le regard sur les parties lumineuses de leurs tableaux.
Par Stéphane - Publié dans : Matériaux et techniques
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